Crédit immobilier : enfin la fin de la baisse des taux ?

Depuis 5 ans, le taux du crédit immobilier n’a pas fini de baisser. En novembre 2011, l’Observatoire du financement CSA/Crédit Logement a noté un taux immobilier moyen autour de 4%. Ce taux hors assurances est descendu à 1,41 % à fin septembre 2016.

Une lente remontée en vue

Cependant, les courtiers estiment qu’une hausse de ces taux s’intérêt est possible dans les mois qui viennent. Ceux qui souhaitent investir dans l’immobilier ont donc intérêt à ficeler rapidement leur dossier de crédit afin de profiter encore de ces taux historiquement bas. La simulation de crédit leur permettra de calculer précisément le coût global de leur emprunt et de prendre les bonnes décisions en connaissance de cause. En effet, le simulateur de crédit permet de connaitre avec précision le montant des mensualités, le taux et la durée du crédit, et ce en fonction de la somme à emprunter.

C’est généralement en début de mois d’octobre que les banques dévoilent leurs derniers barèmes en ce qui concernent le crédit immobilier. Or, d’après bon nombre de courtiers, il semble que le plancher ait été atteint en matière de taux de l’emprunt immobilier. Pour la première fois en un an, les courtiers n’indiquent plus un record à la baisse de ces divers taux. Et même si certaines banques abaissent encore un petit peu leur taux, ils concernent uniquement les clients qui ont le meilleur profil et non l’ensemble des emprunteurs.

Une stagnation avant une lente hausse

Par ailleurs, la pression exercée sur les banques afin d’ouvrir davantage le marché de l’assurance emprunteur à la concurrence peut pousser celles-ci à remonter leur taux si elles perdent des parts de marché.

Pour certains courtiers, il faut s’attendre à une période de stagnation des taux d’intérêt du crédit immobilier dans les prochains mois. La remontée de ce taux n’est cependant pas prévue avant le début de l’année 2017. Selon ces spécialistes, il pourrait s’agir d’une lente remontée et non  d’une hausse brutale qui risquerait de désorganiser toute la filière.

Accéder à la propriété avec 2 000 euros de revenus mensuels

L’adage : « les banques ne prêtent qu’aux riches» est encore très présent dans les mémoires. Un grand nombre d’individus ont tendance à penser que seules les personnes fortunées ou qui ont des revenus élevés peuvent obtenir des taux d’intérêt intéressant auprès des établissements de crédit. Si cela avait été le cas dans le passé, un grand changement est en train de s’amorcer ces dernières années. En effet, de plus en plus de ménages à revenus modestes peuvent accéder à la propriété, ce qui semblait encore impossible il y a une décennie.

Devenir propriétaire avec 2 000 euros de revenus

Un courtier de la place affirme même qu’actuellement, il est possible pour un ménage ayant 2 000 euros de revenus nets mensuels d’obtenir un crédit immobilier. Il lui suffit d’avoir un apport personnel de 17 000 euros pour que son rêve de devenir propriétaire se concrétise. Bien entendu, l’utilisation d’un simulateur de crédit permettra  au futur emprunteur d’obtenir des informations plus précises sur la durée de l’emprunt, le montant des remboursements ou encore le taux d’intérêt.

Il est important de bien peaufiner son dossier afin de mettre tous les atouts de son côté dans l’obtention d’un tel emprunt à long terme. En effet, même si les banques sont beaucoup assoupli leurs conditions afin de séduire de nouveaux clients, elles octroient leurs crédits selon des critères bien précis. La simulation de crédit permet à chacun d’avoir une idée plus précise de ce qui l’attend.

Des conditions  favorables aux primo-accédants

Ceux qui souhaitent accéder pour la première fois à la propriété sont les premiers bénéficiaires de cette souplesse au niveau des établissements de crédit. En effet, le taux d’intérêt qui atteint des niveaux historiquement bas ainsi que la possibilité de bénéficier du prêt à taux zéro (PTZ) créent des conditions favorables pour emprunter. Et même si le prix de l’immobilier a tendance à augmenter, la baisse continue des taux d’intérêt devrait faciliter encore l’accès à l’emprunt immobilier.